Historique de Studebaker et principaux modèles


12cylindresenV
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58218Message 12cylindresenV
dim. 28 déc. 2014 10:10

2 raretés donc, elles existent encore ?
Fred le multicylindres...
Image
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Gégé Demaring
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58219Message Gégé Demaring
dim. 28 déc. 2014 10:44

Fred, tu as piqué ma curiosité, j'ai donc cherché...
Et j'ai trouvé sur le site "http://studebakerconestoga.com/registry.htm" autrement dit le site qui recense les 34 Studebaker break Conestoga officiellement enregistrées comme "survivantes" le commentaire suivant:
"Torbjörn Jönsegård Torbjörn has the only 1954 Conestoga in Sweden and probably Europe! Torbjörn reports that they sold two 54 Conestoga's in Sweden and this is the one remaining. Sweden "

Traduction : Torbjörn Jönsegård possède l'unique Conestoga 1954 de Suède et probablement d'Europe. Torbjörn déclare que Studebaker a vendu deux Conestoga en Suède en 1954 et qu'il détient celle qui reste.

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http://studebakerconestoga.com/members/1954_TorbJ.jpg
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58220Message 12cylindresenV
dim. 28 déc. 2014 10:50

Plus qu'une, encore plus rare en Europe alors... :!:
Fred le multicylindres...
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58221Message Gégé Demaring
dim. 28 déc. 2014 11:45

Oui c'est extrêmement rare avec un seul exemplaire recensé en Europe, mais c'est rare aussi aux USA car ils en ont cassé beaucoup sur le peu d'exemplaires produits et un certain nombre d'exemplaires survivants ont été customisé. Mais comme toujours dans les 'Customs' il y a un peu de tout...
Image
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Image

Ce custom là est un joyeux mélange de Bullet Nose 1950 (il n'y a jamais eu de break 1950) de break Conestoga et de carrosserie spéciale en bois. Je dois avouer que çà a du charme... Et bravo pour la prouesse d'assemblage
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Et puis même en restant dans l'origine, il y a des couleurs qu'il faut oser comme ce rose...

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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58222Message Stude37
dim. 28 déc. 2014 13:09

Salut Gégé, merci pour l'info, tu es incollable comme d'habitude, cela a du bon de voyager et qui plus est en Belgique . Cette indication est très importante pour mes recherches d'identifications de la Hawk 1958, pourquoi :

Le pare-brise et la lunette arrière sont gravés du fabriquant Belge, les cabochons de clignotants de formes particulières, le bocal du circuit de freinage (sans aux USA), de ce fait, j'ai la quasi certitude que cette Studebaker a été fabriquée à l'usine d'ITIEREN de FOREST avec ces particularités, par ailleurs, je ne pense pas que les Ets Dujardin montaient les pièces pour les normes européenne avant la mise en vente. D'ailleurs, Il serait intéressant de savoir si Dujardin importait et vendait uniquement,(service après-vente compris)
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58230Message Gégé Demaring
dim. 28 déc. 2014 14:05

Il faudrait regarder au niveau de la plaque de carrosserie sous le capot moteur, sur la cloison pare-feu s'il reste les traces de la plaque qui a été enlevée...

A t'elle été placée dans le sens vertical (montage DItieren) ou horizontal...

Sinon, avec le numéro de châssis on questionne directement Chrsitine Romelaere chez D'Itieren ....
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58239Message Gégé Demaring
dim. 28 déc. 2014 19:03

Stude37 a écrit :... je ne pense pas que les Ets Dujardin montaient les pièces pour les normes européenne avant la mise en vente. D'ailleurs, Il serait intéressant de savoir si Dujardin importait et vendait uniquement,(service après-vente compris)
Stude37
Je peux apporter un témoignage familial précis et fiable en ce qui concerne celle de mon père:

Studebaker Champion Silver Hawk, assemblée au Canada. La 241° produite cette année là, en 1959. Importée par les Ets Dujardin qui lui ont mis deux phares Marchal avec des ampoules jaunes, deux anti-brouillard rectangulaires, deux catadioptres ronds à l'arrière, un bocal de freins transparent français, un autoradio Radiomatic avec une antenne sur le toit et deux sangles en cuir chromé blanc de sécurité sur le capot. L'acheteur, monsieur Gianoli, un entrepreneur de travaux publics domicilié dans la rue du Chasnot à Besançon a fait la route pour prendre livraison de sa voiture à Paris. Les Ets Dujardin assuraient la garantie, mais pour les aider il y avait un agent Studebaker à Lyon, à côté de la gare . C'était le plus proche agent, pour des révisions c'était moins loin que Paris. Mais c'était un petit garagiste indépendant qui faisait les vidanges, les graissages et vérifiaient éventuellement les pneus. La voiture ne servait que pour aller en vacances en Italie une fois par an et épater les voisins. En voiture de tous les jours Mr Gianoli roulait en Ami 6 en 1964 (Tiens encore une Citroën :!: :lol: ) quand mon père lui a acheté la Studebaker. Nous étions voisins. La voiture ne totalisait que 14 000 km et n'avait nécessité aucune réparation. elle avait l'apparence d'une voiture neuve. C'était au moins la 3° Studebaker consécutive achetée par Mr Gianoli qui changeait tous les 5 ans. Il est donc passé dans le quartier, successivement une Champion 1949, un coupé Champion 1954 que je revois encore passer devant mon école en fermant les yeux et la Silver Hawk. La Silver Hawk avait été livrée avec une couleur de 1959 pour le bas (Bahama blue) et une couleur de 1956 (Glenbrock green) pour le toit, les ailes arrières et la malle. Ma plus grosse surprise a été de découvrir en démontant la voiture (et je peux certifier que j'étais le premier...) en 2011 qu'elle était équipée d'une boite automatique de V8. On reconnait les différentes boites à a couleur de l'étiquette qui mentionne son numéro de série. Les réglages sont différents. Un 6 cylindres équipé d'une boite de V8 va passer en 2 ° puis en 3° plus tard, après être monté plus haut en régime moteur. Dans un pays de montagne ( à vaches, certes, mais avec quelques bonnes côtes tout de même) ce n'était pas un inconvénient avec un moteur redescendu à 90 CV (et des percherons, pas des pur sangs arabes...). Je soupçonne Studebaker d'avoir été prêt à livrer des voitures assemblées "à la carte" pour le marché de l"exportation.

Ultime précision, Mr Gianoli aurait été un client fidèle de Bugatti avant de passer à Studebaker en 1949 puis à Chevrolet Corvair en 1964. Si mon père s'était intéressé plus tôt à ses voitures je roulerais probablement en Bugatti 57... :( :( :(
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58269Message Stude37
lun. 29 déc. 2014 18:30

Bonsoir Gégé, historiquement intéressant la Hawk de ton père !!
bien "revenons à nos moutons", dans le compartiment moteur, la plaque d'identification était fixée verticalement ... (pas de n°de châssis). N°de série: 8475063 . N° du moteur: V378963 . Code VIN: 58V7479 .

Bonne soirée à toi Gégé et à vous tous ; Bernard

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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58273Message Gégé Demaring
lun. 29 déc. 2014 21:37

Bon alors je regrette de ne pas avoir regardé de plus près à cet endroit là sous le capot de ta voiture...

Il faut savoir que sur les carrosseries assemblées à South-Bend, la plaque identifiant la carrosserie est toujours montée horizontalement.

En voici des exemples:
16 G6 C3
3516

16 G6 identifie une Champion de 1955 C3 un coupé avec montant et 3516 veut dire que c'est la 3516° produite cette année là
Image
Si on regarde attentivement le bossage de la tôle de la cloison pare feu, on voit que l'étiquette est horizontale.
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Deuxième exemple

56 G K7
202

56 G signifie qu'il s'agit d'une Champion de 1956, K7 indique un coupé sans montants et 202 que c'est la 202° fabriquée
Image

Si on regarde toujours attentivement la cloison pare feu on voit d'après les bossages que l'orientation est horizontale...
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Troisième exemple

62 S K6
139

62 S, c'est une 6 cylindre de 1962, K6 c'est un coupé sans montant (ils le sont tous cette année là...), 139 c'est la 139°
Image
Toutes ces plaques sont disposées de la même manière, horizontales. Et c'était pareil pour les productions canadiennes..
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Regardons maintenant attentivement cette plaque là:

DF 80660
58 G

DF veut dire D'Itieren Frères, 80660 est un code qui identifie la voiture chez D'Itieren et 58 G signifie qu'on a à faire à une 6 cylindres de 1958
Image

Mais on voit clairement que la plaque est orientée perpendiculairement à toutes les autres, soit VERTICALEMENT.

Si tu peux constater la trace de deux petits trous orientés de la même façon que sur cette dernière photo, sur ta propre voiture, aucun doute possible, il s'agit bien d'une voiture produite chez D'Itieren et sur la plaque qui te manque il devrait être inscrit: DF suivi d'un numéro à 5 ou 6 chiffres et en dessous 58 B pour indiquer qu'il s'agit d'une Commander de 1958.

Se pose alors la question de la plaque de l'importateur "Emile Dujardin" car, pendant longtemps, toutes les Studebaker que j'ai pu voir de près, portant la plaque 'Dujardin' provenaient de South bend ou du Canada. Je m'étais donc figuré que Mr Dujardin, qui se désignait lui même comme importateur exclusif de Studebaker pour la France ne travaillait qu'avec la maison mère aux USA et que D'Itieren assemblait pour la Belgique et pour le marché de l'Europe du nord (sauf la Suède ou il y avait aussi une usine Studebaker...). J'étais à peu près sur de moi, en m'appuyant sur des dizaines d'observations jusqu'à ce que je tombe sur la Champion Hard top Starlight 1958 qui roule du côté d'Angers et qui est une D'Itieren vendue neuve en France par Dujardin. La tienne, de la même année, serait dans la même configuration... Celle qui est en pièce détachée du côté de Lyon est aussi une 1958 assemblée à Bruxelles, comme celle qui a finalement fini par changer de main en Vendée. Je n'ai jamais cherché à vérifier si c'étaient des 'Dujardin' en partant du principe que ce n'en étaient pas, mais si çà se trouve le cours du dollar était tellement en hausse en 1958 par rapport au franc que Mr Dujardin avait intérêt à travailler avec la Belgique...

Une seule solution questionner les Ets D'Itieren s'ils ont gardé la mémoire de cet épisode et peut-être qu'ils pourraient te donner le numéro de carrosserie qui te manque. En 1958 D'Itieren a assemblé 1034 voitures et 84 camions Studebaker...
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58324Message Gégé Demaring
jeu. 1 janv. 2015 01:07

Bernard m'a fait passer une photo des inscriptions portées sur ses vitres de Studebaker... C'est sur, c'est du belge :!: :!:

Image
Il semble que ce soit du verre Securit. Les verres montés aux USA sont feuilletés. En tous cas c'est du verre feuilleté sur les coupés 1955 d'Eric et d'Emile, ainsi que sur ma Fight Hawk de 1956 comme sur ma Silver Hawk de 1959... Cela se voit au vieillissement de la couche intercalaire au niveau des vitres de déflecteurs sur les portes...

Il y avait probablement des histoires de coût de fabrication ou de normes européennes (déjà) qui induisaient ces nuances entre nos continents...


Et voilà une autre photo de l'emplacement de sa plaque d'identification de carrosserie:

Image

Aucun doute possible, il s'agit d'une voiture assemblée en Belgique par D'Itieren !

Mais il se trouve que la peinture noire qui a été copieusement badigeonnée dans le compartiment moteur semble recouvrir la plaque et gommer les inscriptions qui y sont gravés... Je suis prêt à parier qu'en détourant au cutter la plaque, puis en enlevant les vis et en faisant doucement levier, on l'enlève. Il suffit alors de la plonger quelques heures dans le décapant puis de brosser doucement avec une mini perceuse Dremell, pour lui donner une nouvelle jeunesse et la revisser à sa place.

Bernard je suis prêt à tenter l'opération chirurgicale en janvier...

Autrement D'Itieren doit pouvoir nous retrouver le bon numéro. Ta voiture a donc tout à fait le droit d'avoir des équipements particuliers (tissus et moquettes intérieures, en particulier, plus luxueux et mieux fini qu'aux USA, en tous cas, c'est la réputation qu'on leur attribue et ce que j'ai pu constater sur la Hawk 1960 rouge de Marc et sur la bleue de 1961 de Peter).
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 58345Message Stude37
ven. 2 janv. 2015 12:17

Salut Gégé,

tu n'auras pas à te donner la peine de retirer la plaque, cette photo est une (illusion d'optique), certes, on aperçoit encore son emplacement, hélas ...

Bonne année à tous. Bernard

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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 61532Message Vincenzo Photography
jeu. 23 avr. 2015 18:59

Ils nous étonneront toujours ces américains

"Hi! My name is Studebaker!"
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Photos posté sur un réseau sociaux il y a 1h par le propriétaire (américain) de cette Studebaker Grand Turismo Hawk de 1964
Très beau travail !

"My 64 Hawk. #airbrush = No longer any question of what just arrived . Big hint now. They NEVER forget Studebaker after this encounter."
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"Flames from first sight then feathers morph into Feathers."
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 61562Message Gégé Demaring
sam. 25 avr. 2015 08:53

:o :o La facture du peintre a du être salée §

C'est beau !
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Re: Historique de Studebaker et principaux modèles

Message : # 61574Message 12cylindresenV
sam. 25 avr. 2015 20:12

Splendide... 8-) 8-)
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